Être confinées mais pas isolées!

Suite aux recommandations pour limiter la propagation de l’épidémie de COVID-19 (et aussi limiter les autres maladies de l’hiver habituelles), nous vous informons que tous nos stages de mars sont annulés, et probablement avril.

En plus des infos entendues partout (se laver régulièrement les mains, tousser/éternuer dans sa manche, utiliser des mouchoirs à usage unique, limiter nos déplacements pour éviter de contaminer des personnes vulnérables) nous voulions partager quelques réflexions :

Beaucoup de femmes travaillent dans la santé, le soin aux personnes, sont en contact avec le public, certaines ne pourront pas arrêter de travailler, alors réduisons les risques pour les soutenir le plus possible.

Nous pensons aussi à toutes celles qui vont être confinées à la maison avec un proche violent. S’il est déconseillé de sortir, il n’est pas interdit de fuir.

Si on a besoin d’aide, on peut appeler le 3919, ou trouver de l’aide auprès du tchat de l’association En avant toutes! qui est gratuit, anonyme et sécurisé, disponible sur le site internet www.commentonsaime.fr et ouvert aux horaires habituels : de 15h à 18h du lundi au mercredi et de 15h à 20h le jeudi et le vendredi.

Rappelons nous que les voisin.e.s sont probablement confiné.e.s aussi. En cas d’agression, on n’hésite pas à crier, appeler à l’aide, faire du bruit. Il y a du monde autour.
Si on entend la voisine crier, on a le droit d’aller toquer, de demander si elle a besoin d’aide (etc). La solidarité peut sauver des vies.

Aussi si notre employeur menace de sanction si on ne va pas au travail, refuse de mettre en place des mesures pour faciliter le télétravail si c’est possible, ou autre, ne restons pas isolées, nous avons le droit de nous défendre. L’employeur a une obligation générale de sécurité en matière de protection de la santé de ses subordonné·es. (art. L. 4121-1 du Code du travail).

Pensons à celles qui ont une activité non-déclarée, à celles qui sont précaires et qui ne vont pas être indemnisées pour les jours non-travaillés; à toutes les femmes logées dans des foyers d’hébergement d’urgence, à nos proches en EHPAD ou résidences spécialisés; aux femmes qui sont à la rue, aux détenues et les retenues (en centre de rétention administratives), appelons-les si c’est possible, prenons de leurs nouvelles, échangeons pour savoir comment les soutenir, réduire leur vulnérabilité, être solidaires.

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